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Hôpital de réhabilitation Inkendaal
22 février 2026
Dans la pratique, les établissements et les prestataires de soins se heurtent à des informations fragmentées, à différents systèmes logiciels, à des logiques d’enregistrement divergentes et à un manque de clarté quant à qui suit quoi, et à quel moment. L’hospitalisation à domicile rend ces points de friction explicitement visibles, car le suivi, la logistique et les responsabilités ne restent plus confinés à une seule organisation ou à un seul flux de travail. L’UZ Leuven et le Jessa Ziekenhuis abordent l’hospitalisation à domicile non pas comme une somme d’initiatives, mais comme un parcours de soins intégré unique. Grâce aux projets pilotes subsidiés OPAT (Outpatient Parenteral Antimicrobial Therapy) et Hospitalisation à Domicile en Oncologie, ils ont élaboré deux parcours de soins concrets permettant à l’hôpital et à la première ligne de fonctionner non pas côte à côte, mais au sein d’un même processus partagé.
Dans cette interview, l’UZ Leuven, le Wit-Gele Kruis Vlaams-Brabant, le Jessa Ziekenhuis et Nexuzhealth dressent ensemble le tableau des soins intégrés dans la pratique, des accords nécessaires et de la manière dont le Dossier Patient Informatisé centralisé (DPI) de Nexuzhealth fait la différence. « Il existe de très nombreux systèmes logiciels dans le paysage des soins. Au sein des lignes de soins, ils fonctionnent parfaitement, mais dès que l’on souhaite collaborer de manière transmurale, divers problèmes surgissent », explique Olivier Schottey, Product Owner chez Nexuzhealth. « En plaçant systématiquement le patient au centre, nous sommes parvenus à collaborer de manière fluide et efficace dans un parcours de soins intégré, y compris au-delà des frontières organisationnelles. Les projets pilotes OPAT et de l’Hospitalisation à Domicile en Oncologie en sont la preuve. »
Lotte Vander Elst
Pharmacienne clinicienne à l’UZ Leuven
« Dans les traitements oncologiques, on mobilise souvent tout l’entourage d’un patient pour une administration ou une injection », explique Annemarie Coolbrandt, infirmière spécialiste à l’UZ Leuven. « Le déplacement vers l’hôpital de jour demande beaucoup d’efforts au patient et à sa famille, alors que le contact de soins à ce moment-là se limite souvent uniquement à l’administration » Cette réflexion existe depuis plusieurs années, mais elle s’est accélérée grâce à la combinaison de la pression sur les capacités, d’un cadre plus clair et d’un soutien financier des pouvoirs publics.
« C’est pourquoi nous avons récemment lancé l’Hospitalisation à Domicile en Oncologie en collaboration avec Nexuzhealth et le Wit-Gele Kruis Vlaams-Brabant. »Lotte Vander Elst, pharmacienne clinique à l’UZ Leuven, observe la même logique dans OPAT. « L’antibiothérapie intraveineuse est généralement initiée à l’hôpital ou en ambulatoire. Dès que le patient est cliniquement stable et qu’une hospitalisation supplémentaire n’est plus nécessaire, le traitement et le suivi peuvent être poursuivis en toute sécurité à domicile. »
Elke De Troy, pharmacienne en chef au Jessa Ziekenhuis, l’exprime d’un point de vue rationnel : « Si un traitement peut être administré en toute sécurité à domicile, il est avant tout plus confortable pour le patient. De plus, il n’est aujourd’hui plus réaliste, ni nécessaire, d’organiser toutes les antibiothérapies intraveineuses de longue durée à l’hôpital. OPAT génère un gain de capacité précieux pour l’hôpital, que nous pouvons consacrer aux patients nécessitant des soins plus aigus. Il est donc important de développer une méthode de travail sûre et efficace, dans laquelle tous les prestataires de soins impliqués restent informés de l’évolution du traitement. En 2026, Jessa déploiera intégralement le même flux en collaboration avec le Wit-Gele Kruis Limburg et l’ancrera structurellement dans leur partenariat. »
Dans les discussions sur les soins transmuraux, le mot communication revient souvent. « Bien entendu, la communication est importante, mais travailler de manière intégrée signifie avant tout réfléchir ensemble à ce dont chacun a besoin et à la manière de l’organiser concrètement », explique Jany Coenen, collaboratrice staff pour les soins numériques au Wit-Gele Kruis Vlaams-Brabant. « L’hôpital ne délègue pas à la première ligne, la responsabilité reste partagée. Cette réciprocité est à la fois nouvelle et cruciale. » Cela implique de redessiner le processus de soins comme une seule chaîne, avec des tâches, des attentes et des règles clairement définies. « Cela exige également de ne pas considérer la première ligne comme un simple exécutant, mais comme un partenaire qui renvoie des informations cliniquement pertinentes, même lorsque tout se passe bien. »
« Plus de 90 % des infirmiers ayant de l’expérience avec OPAT évaluent la nouvelle méthode de travail comme meilleure à nettement meilleure qu’auparavant. Les employés perçoivent le fonctionnement comme plus efficace et plus clair, avec une charge administrative réduite. »
Collaborateur soins numériques au Wit-Gele Kruis
L’interopérabilité est un autre mot-clé. « Ces dernières années, chez Nexuzhealth, nous avons énormément investi dans ce domaine. Et aujourd’hui, nous en récoltons les fruits », poursuit Olivier Schottey. « Dans ces projets pilotes, le principal défi consistait à ne pas développer les flux que nous avons conçus de manière trop spécifique. Nous devions rester en permanence attentifs à ce que ces flux soient largement applicables et adaptés à plusieurs hôpitaux. En choisissant délibérément des flux à large applicabilité, nous construisons une plateforme évolutive d’un hôpital à l’autre et qui permet d’innover plus rapidement et de manière plus cohérente. »
Sans flux de travail intégré, les informations se dispersent sur différents canaux, dans des PDF et via des encodages manuels. C’était autrefois la réalité quotidienne. « Il n’y a pas si longtemps, tout se faisait encore sur papier », explique Jany Coenen. « Nous devions remplir des documents, les scanner et les envoyer par e-mail. Ce n’est qu’aujourd’huique l’on mesure à quel point une telle chaîne est vulnérable. En digitalisant et en collaborant de manière intégrée, le langage des soins et le langage de l’informatique se rapprochent également. En quoi consiste une tâche de soins ? Quels paramètres sont nécessaires ? Il est essentiel de parler la même langue. » Annemarie Coolbrandt acquiesce. « Ce n’était pas aussi évident qu’on pourrait le penser. La réflexion de fond sur le partage des données dans le cadre de l’hospitalisation à domicile a été élaborée en concertation avec d’autres hôpitaux et partenaires de première ligne. Sa traduction technique a ensuite été développée de manière intensive en étroite collaboration entre l’UZ Leuven, le Wit-Gele Kruis Vlaams-Brabant et Nexuzhealth. »
Jany Coenen souligne la complexité qui se cache derrière cet objectif en apparence simple. « Nous utilisons eHealthBox pour communiquer en toute sécurité, mais chacun emploie des paramètres et des dénominations différents. Il faut alors prévoir un codage et un mapping en arrière-plan. Cette uniformité se joue parfois dans des détails, comme l’utilisation de la même échelle de douleur. » Olivier Schottey acquiesce. « C’est la raison pour laquelle Nexuzhealth utilise la norme internationale HL7 FHIR et les codes SNOMED CT. En travaillant de cette manière, nous posons consciemment les bases de l’interopérabilité, de la réutilisabilité et de la scalabilité des processus de soins, y compris au-delà des frontières hospitalières. »
« En plaçant systématiquement le patient au centre, nous sommes parvenus à collaborer de manière fluide et efficace dans un parcours de soins intégré, y compris au-delà des frontières organisationnelles. Les projets pilotes OPAT et de l’Hospitalisation à Domicile en Oncologie en sont la preuve. »
Product Owner au Nexuzhealth
Lotte Vander Elst souligne que des accords uniformes sont essentiels pour pouvoir travailler de manière transmurale. « Quatre grands accords étaient nécessaires pour fonctionner de manière uniforme : quelles questions poser par parcours de soins, quels codes utiliser, quelles normes internationales suivre et comment échanger correctement ces informations avec l’autre partie. Nous avons finalement opté pour SNOMED CT, FHIR et eHealthBox. »
Elke De Troy et Lotte Vander Elst rappellent pourquoi ce travail préparatoire en groupes de travail était si important. « Pour les utilisateurs, il est indispensable que le maximum passe par le Dossier Patient Informatisé centralisé (DPI). Le médecin traitant n’a pas toujours une vue sur ce qui se passe à domicile. Grâce au suivi digital, tout arrive directement dans le dossier. Vous gagnez en visibilité, vous êtes alerté plus rapidement en cas d’anomalies et vous réduisez le risque d’erreurs. En d’autres termes, le suivi devient à la fois meilleur et plus efficace. »
OPAT (Outpatient Parenteral Antimicrobial Therapy) permet aux patients de recevoir leurs antibiotiques intraveineux à domicile. Le médecin traitant et l’équipe de soins OPAT assurent un suivi étroit de ces patients. Le principe de base est clair : toute personne cliniquement stable ne doit pas rester à l’hôpital pour un traitement qui peut se dérouler en toute sécurité à domicile, à condition que le suivi soit correctement organisé.
Lotte Vander Elst compare l’ancienne et la nouvelle méthode de travail. « Lorsque le médecin signalait auparavant qu’un patient pouvait rentrer chez lui, nous informions le patient et l’équipe de soins OPAT mettait en place la collaboration avec les soins infirmiers à domicile. Toutes les informations étaient envoyées par e-mail aux soins à domicile, y compris la prescription, les brochures d’information et un document de suivi séparé reprenant “tous les paramètres que nous souhaitions surveiller”.
En pratique, cela signifiait une charge administrative hebdomadaire : imprimer les documents, les compléter, les scanner et les envoyer par e-mail. En cas de signaux d’alarme, un contact téléphonique suivait. Les anomalies étaient ensuite notées manuellement dans le dossier hospitalier et communiquées aux soins à domicile. »
Dans le fonctionnement actuel de l’UZ Leuven, OPAT évolue vers une interaction digitale à partir du Dossier Patient Informatisé centralisé (DPI). « Nous créons désormais une attestation digitale dans le DPI, ce qui supprime la prescription papier. Comme des questionnaires digitaux ont également été créés, les paramètres demandés arrivent automatiquement sous forme digitale, rendant le document de suivi séparé superflu. Les paramètres enregistrés par les soins à domicile sont intégrés de manière structurée au bon endroit. Le suivi téléphonique reste évidemment nécessaire pour les situations qui exigent un alignement direct, mais les échanges par e-mail disparaissent complètement. Le cœur du suivi passe ainsi d’un retour d’information manuel et périodique à une information continue liée au dossier, immédiatement exploitable par l’équipe de soins. De plus, l’ensemble du processus devient nettement plus sûr. »
Au Wit-Gele Kruis Vlaams-Brabant, cela se traduit par un flux semi-automatisé qui soutient les infirmiers pendant le moment de soins. Jany Coenen explique : « La prescription arrive via eHealthBox et, pour un patient connu, elle est même directement envoyée au bon service. La planification doit encore être effectuée manuellement, mais ensuite beaucoup d’éléments se déroulent automatiquement. Sur la base de la prescription, des questionnaires sont générés. L’infirmier sait quels paramètres doivent être suivis et, après confirmation de la visite, un message codé est automatiquement renvoyé à l’hôpital. »
Jany Coenen constate surtout l’impact sur le temps et l’attention. « Nous avons récemment mené une enquête. Plus de 90 % des infirmiers ayant de l’expérience avec OPAT évaluent la nouvelle méthode de travail comme meilleure à nettement meilleure qu’auparavant. Les employés perçoivent le fonctionnement comme plus efficace et plus clair, avec une charge administrative réduite. »
« Si un infirmier à domicile enregistre une valeur anormale, une concertation avec l’hôpital est nécessaire », explique Annemarie Coolbrandt. « Mais le retour d’information est important, même lorsque tout se passe bien. Nous restons légalement tenus, du côté de l’hôpital, d’assurer le suivi de toutes les administrations à domicile. »
Jany Coenen décrit comment cet aspect est soutenu sur le plan technique et organisationnel. « Lors d’une confirmation de soins, un questionnaire est toujours envoyé, même en cas d’annulation. En cas de valeurs anormales, l’hôpital reçoit immédiatement l’information et l’infirmier reçoit automatiquement une notification lui demandant de prendre contact. Cet échange téléphonique est ensuite également enregistré. »

L’Hospitalisation à Domicile en Oncologie ressemble à OPAT, mais implique un peu plus de variation. Annemarie Coolbrandt explique : « Un parcours de traitement oncologique est long et nécessite de nombreux rendez-vous thérapeutiques ainsi qu’un suivi étroit. Si un cycle dure par exemple quatre semaines, certains rendez-vous à l’hôpital qui ne sont nécessaires que pour l’ injection peuvent être remplacés par une administration à domicile. Chez un patient oncologique, la communication est également plus fréquente dans les deux sens. Les infirmiers à domicile doivent aussi évaluer des plaintes liées au traitement, tels que des lésions nerveuses ou une neuropathie. Il ne s’agit pas d’un modèle unique pour tous ; des questionnaires spécifiques au traitement sont donc nécessaires. »
Ce qui ressort clairement : c’est que l’UZ Leuven aborde très consciemment l’hospitalisation à domicile comme un parcours de soins intégré et digital unique, avec OPAT et l’Hospitalisation à Domicile en Oncologie comme exemples. Annemarie Coolbrandt souligne que cet exercice était également nécessaire pour éviter que chaque parcours de soins ne devienne une entité isolée. « Si nous avions travaillé séparément, nous aurions rapidement abouti à des concepts et des accords différents. En construisant cela ensemble, on crée quelque chose de réutilisable et d’évolutif. »
Pour les patients, la plus-value est souvent immédiatement perceptible. Jany Coenen explique : « Les patients disent surtout que leur traitement s’intègre mieux dans leur vie quotidienne, parce qu’ils doivent se déplacer moins souvent. Il faut aussi garder à l’esprit qu’une expérience hospitalière peut être traumatisante pour certaines personnes. Dans ce cas, les soins à domicile font une réelle différence. »
Le Wit-Gele Kruis Vlaams-Brabant a récemment mené une enquête interne sur l’implémentation de la communication transmurale. La nouvelle méthode de travail est globalement accueillie positivement par les infirmiers et les employés administratifs. Pour OPAT, la majorité considère que la prescription est meilleure à nettement meilleure, notamment en termes d’accessibilité et de clarté. Le questionnaire intégré est qualifié de convivial et d’aidant, et plus de la moitié indiquent que la charge administrative a diminué. Pour l’Hospitalisation à Domicile en Oncologie, plus de 80 % des infirmiers à domicile évaluent la nouvelle méthode de travail comme meilleure à nettement meilleure, avec à nouveau un score positif pour l’accessibilité, la clarté et l’exhaustivité. La réduction de la charge administrative y est toutefois moins marquée.
Les parties prenantes pointent deux conditions pour réellement passer à l’échelle. La première est la co-création. Jany Coenen explique : « Nous observons aujourd’hui une prolifération d’initiatives qui ressemblent à de la collaboration transmurale, mais il ne s’agit pas toujours de co-création. Nous devons réfléchir ensemble au rôle de l’équipe de soins hospitalière et celui de l’infirmier à domicile. Ce principe de fonctionnement est crucial pour l’avenir. » La seconde condition est la standardisation. Jany Coenen croit fermement en la manière dont ces projets ont été mis en place, mais met en garde contre un écueil. « Parce que c’est possible, on risque de poser trop de questions. Ce n’est pas toujours une plus-value. L’essentiel réside dans ce qu’il faut réellement demander. » C’est pourquoi les standards internationaux ne sont pas un détail. Ils constituent le liant qui permet qu’un patient du Limbourg soit pris en charge de la même manière qu’un patient du Vlaams-Brabant.
« C’est la raison pour laquelle Nexuzhealth utilise la norme internationale HL7 FHIR et les codes SNOMED CT. En travaillant de cette manière, nous posons consciemment les bases de l’interopérabilité, de la réutilisabilité et de la scalabilité des processus de soins, y compris au-delà des frontières hospitalières. »
Product Owner au Nexuzhealth
L’hospitalisation à domicile est plus qu’un simple déplacement des soins vers le domicile. C’est un test de résistance pour les soins intégrés. OPAT et l’Hospitalisation à Domicile en Oncologie montrent que la scalabilité n’est possible que lorsque le suivi clinique, la logistique, la communication et les enregistrements sont conçus ensemble, avec des accords clairs et un langage commun. Le Dossier Patient Informatisé centralisé (DPI) permet de fermer cette chaîne, sans revenir aux e-mails contenant des fichiers PDF et aux encodages manuels.
Ce qui est actuellement en cours de développement chez Nexuzhealth, l’UZ Leuven, le Wit-Gele Kruis, i-mens et le Jessa Ziekenhuis, mais parallèlement aussi notamment à l’AZ Diest, au RZ Heilig Hart Tienen, à l’Imelda Bonheiden et à l’AZ Sint-Jan Brugge, constitue un modèle qui peut aider d’autres hôpitaux à démarrer plus rapidement, à standardiser plus intelligemment et surtout à rendre la collaboration transmurale réellement intégrée. Comme un parcours de soins unique qui fonctionne pour tous, y compris en dehors des murs de l’hôpital.
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